Informations techniques générales SAAF

Cette technique qui a débuté dans les années 1965 est encore très utilisée dans les laboratoires effectuant l'analyse de petites quantités d'échantillons, mais surtout peu d'éléments par échantillon (1 à 6). Une soixantaine d'éléments sont analysables, avec d'importantes variations dans la plage de concentration dosable, selon notamment leur température d'atomisation. L'échantillon doit être présenté à l'appareil sous forme liquide, le solvant principal étant l'eau, mais pouvant être un solvant organique peu volatil. La solution est aspirée dans une chambre de mélange et envoyée avec les gaz combustible et comburant dans un brûleur plat et fin pour réaliser l'atomisation. La longueur du brûleur influence la réponse en sensibilité. La mesure est très rapide (15 à 30 sec par échantillon), mais reste monoélémentaire, ce qui limite l'utilisation dans le cas de grandes séries d'échantillons contenant par exemple 15 ou 20 éléments chacun.
Le signal continu pendant l'aspiration de la solution est mesuré pendant 2 à 30 sec selon la précision souhaitée, puis est injecté dans une courbe (ou droite) de calibrage dont l'équation est calculée avec la lecture réalisée sur 3 ou 5 solutions étalons de concentration connues réparties judicieusement sur la plage recherchée. Le résultat de chaque échantillon sera exprimé dans l'unité de concentration des solutions étalons, puis affecté de leur facteur eventuel de dilution. La justesse de préparation des étalons de calibrage influe fortement sur les résultats finaux !
Pour les échantillons solides, une mise en solution est donc nécessaire, à l'aide le plus souvent d'acide ou mélanges d'acides, que l'appareillage "digère" très bien ! La concentration de l'élément à analyser après minéralisation est donc atténuée par le facteur de "dilution" : par exemple si l'on pèse 100 mg d'échantillon, et le dissout dans 50 mL, le facteur de "dilution" sera 500. Si la concentration attendue dans le solide est de 0.1% (1000ppm), la concentration lue par l'appareil devient donc 2 mg/L. Il est important de bien choisir ces paramètres avant de lancer une méthode d'analyse de routine !
La plage de dosage de la technique évolue entre la fraction de mg/L et la dizaine de mg/L. Pour plus de détails, il faut se référer aux tableaux de sensibilités disponibles chez chaque constructeur, celles-ci pouvant être légèrement différentes selon l'appareil, mais surtout selon les règlages et l'optimisation de chacun.

 

 

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